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SVE en Moldavie

L’aventure commence...

mardi 14 janvier 2014 , par Laura

Salut,

Je m’appelle Sandra, j’ai 25 ans et au cours d’une journée de printemps je me suis mise à penser : "Il arrive dans une vie de penser que c’est le bon moment pour partir ailleurs, loin de chez soi et de son train-train quotidien. " Après avoir fini mes études et pas débuté dans la vie active, bref sans attache particulière, j’ai décidé de partir pour découvrir une nouvelle culture, un nouveau pays.

C’est ainsi qu’au cours d’une nuit d’automne (le 1er novembre), je me suis envolée vers l’inconnu. Cet inconnu était la Moldavie qui me paraissait si lointain au abord de l’Europe. La 1er semaine est déstabilisante : un autre pays, une nouvelle ville, d’autres langues, de nouvelles personnes, une autre monnaie, de nouvelles mentalités. Tout est différent, tout est une découverte : un tourbillon incessant qui émerveille et donne la nausée. Tellement, il va vite, tellement il m’instruit.

Je vis à Chișinău, capitale de la Moldavie, dans un appartement avec deux autres volontaires : Carlos, un espagnol et Elea, une allemande. Ils me montrent ce qu’il faut savoir pour se débrouiller dans le centre ville. Ma mentor Irina m’aide également. Elle est d’ailleurs mon premier repère. Mon appartement est situé à environ 30 min du centre. Pour m’y rendre, je dois prendre le trolleibuz. Dans ce transport on n’achète pas son ticket à un automate à l’extérieur mais à une vendeuse à l’intérieur. Elle tient une liasse de billets mais personne tente de lui dérober. J’ai pensé qu’en France on ne pourrait pas faire cela car quelqu’un tenterai de la voler. Il y a un autre transport plus étonnant encore le matruschka, tu payes directement au chauffeur. Mais quand le trafic est dense, tu vas t’asseoir et tu passe l’argent à ton voisin devant toi, qui le passe au suivant jusqu’au chauffeur et la monnaie et avec le bon compte. C’est vraiment étonnant.

Après quelques jours, j’ai vraiment l’impression d’être riche et le pays d’où je viens encore plus. Il faut savoir que la Moldavie est considérée comme le pays le plus pauvre de l’Europe. En France, tout est lisse, plat je dirait même aseptisé. Ici, j’ai vite compris qu’il ne fallait porter des talons à moins d’être très entraîner.
Mon projet est de travailler au centre d’art contemporain. Alors avec ma vision de française, j’imaginais sous cette appellation un grand bâtiment moderne avec de grands bureaux et des salles d’expositions.

Ici, c’est plus petit que l’appartement que j’habite. Le centre abrite la plus grande bibliothèque d’art contemporain de Moldavie alors j’imaginais des rayonnages et des rayonnages. En fait, c’est juste une pièce. J’ai été un peu déçu au début. Mais j’ai vite compris qu’on pouvait tout faire.

En fait le monde de l’art contemporain a commencé à se développer, il n’y a que 10 ans. Il y a tout à construire. C’est génial. Je travaille avec une autre volontaire Kinga, elle vient de Hongrie. Avec elle et d’autres volontaires, je suis partie la semaine suivante à Slavske en Ukraine pour mon arrival training mais ça c’est pour la suite.

Sandra